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le 18 juillet 2018,

Je me suis baignée dans le torrent plus has, à Bastelica. Après la baignade, je me suis assise sur un rocher large et plat, là, au milieu de l’eau.
Bruno descendait le courant en rasant les pierres rondes du fond, puis il le remontait presque toujours en apnée.

J’ai fait quelques exercices de yoga, là sur le rocher au soleil de la fin d’après-midi. Et j’ai respiré en contemplant cet endroit magnifique. J’ai photo­graphié dans ma tête le lit de la rivière, des buis, des chênes et toutes sortes de fougères et d’herbes qui la bordent, le pont en arc de cercle parfait qui relie les deux rives et au delà du pont les grands rochers gris qui se baignent comme des hippopotames. Les reflets de lumière sur l’onde vibrante qui descendent au rythme du flux jusqu’à l’ombre du pont projetée sur l’eau.

De l’autre côté, les pierres et les rochers accumulés dans la pente précipitent le volume de l’eau et créent des cascades. L’eau carresse en continue certaines pierres, le mouvement leur crée une peau transparente fluide et glissante et floue.

Les plus gros rochers laissent immerger leurs têtes et observent l’eau couler, Bruno nager et moi profiter de la nature sauvage qui ne m’avait encore jamais offert un spectacle aussi doux.