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Il pinçait du bout de ses doigts doucement une pâquerette.
Le temps était gris et lourd comme l’attente d’un été qui s’effondre en pluie chaude sur la terre sèche. Il a fait le tour du rocher au milieu du champs de colza en fleur. Il observait le sol tout autour puis il a relevé sa tête et a plongé son regard dans le mien. Profondément, comme on assassine.

Les aguets de la solitude
ou La solitude du qui-vive

J’ai jardiné tout l’après-midi. Je m’aperçois que j’aime ça plus que tout. Quand je fais ca je me sens puissante, si forte. Je ne réfléchis plus. Je ne pense à rien d’autre que remuer la terre, que couper les branches, avancer et reculer la tondeuse. Et puis ressentir cette fatigue qui tétanise le corps paralyse l’esprit. Le repas, le repos.

Clara trouve mes histoires d’amour intéressantes. Elle trouve que j’ai un romantisme intarissable, tragique et brute. Elle dit qu’elle apprend des trucs avec moi. Elle trouve que ma recherche artistique se mélange et se lie à ma quête de l’amour.

©manon alberger 2015, mains, chardons, graines, récolte

C’était grandiose
On a construit des cabanes. On a démonté des cabanes. On a vu des collines d’ardoises. On a traversé les haies d’épines. On a surplombé des carrières remplies d’eau. On a ouvert des chardons pour récolter les graines. On s’est couchés sous un drap blanc, les corps plats à côté.